Il semble que le Canada envisage de favoriser l’accès à son marché du travail pour les professionnels et entrepreneurs étrangers de plusieurs nations, grâce à de nouvelles négociations commerciales en cours.
- Inde;
- Thaïlande;
- Emirats Arabes Unis;
- Les pays du Mercosur :
- Argentine;
- Bolivie;
- Brésil;
- Paraguay;
- Uruguay.
Le gouvernement canadien exprime clairement son intention de réduire les obstacles à l’obtention de permis de travail temporaires pour les professionnels de ces pays, incluant notamment des tests de besoins économiques et des restrictions numériques.
Les conditions de ces quatre accords de libre-échange sont actuellement en consultation publique, dont la clôture est prévue pour le 27 janvier 2026.
Conséquences potentielles pour les travailleurs étrangers souhaitant s’établir au Canada
Sur la base des documents de consultation relatifs à ces négociations, plusieurs points clés émergent :
1. Simplification de l’entrée temporaire pour des raisons d’affaires
Les discussions portent souvent sur l’entrée temporaire des professionnels liés aux activités commerciales, à l’investissement ou au travail. Si le Canada confirme son engagement dans ce domaine, les bénéficiaires typiques seraient ceux qui répondent à la définition de “personnes d’affaires” telle que fixée dans l’accord, dans le cadre de raisons de travail temporaires. Il est important de noter que le Canada facilite déjà l’entrée temporaire de certains professionnels, selon les conditions précises de leur arrivée.
2. Identification des obstacles à l’autorisation de travail que les négociateurs pourraient souhaiter réduire
La Thaïlande souligne clairement qu’elle rencontre des “obstacles à l’obtention d’un permis de travail” temporaire. Tous les pays mentionnés identifient également deux obstacles classiques : les tests de besoins et les restrictions quantitatives. Si le Canada et ses partenaires choisissent de s’attaquer à ces défis spécifiques, cela pourrait se traduire par des exigences de tests de besoins moins contraignantes ou une diminution des quotas dans les catégories d’entrée temporaire concernées. Un des obstacles possibles au permis de travail à discuter concerne les exigences d’une Évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT), qui sont souvent requises pour qu’un professionnel étranger intègre le marché canadien. À noter que plusieurs accords de commerce actuels incluent déjà des exemptions d’EIMT.
3. Ouverture au dialogue sans promesse de résultats déterminés
Les documents présentent ces points comme illustrant les domaines où le Canada souhaite recueillir des opinions, et non comme des résultats de négociation assurés. Cela indique que le gouvernement peut tenir compte des retours des Canadiens pour ajuster sa position pendant les négociations.
Détails distincts par pays dans les consultations
Thaïlande – Consultations pour l’ALÉ entre le Canada et la Thaïlande
Les consultations avec la Thaïlande sont les plus directes concernant les mécanismes d’autorisation de travail, reliant clairement l’entrée temporaire aux “obstacles à l’obtention de permis de travail”, et établissant le contexte d’une mobilité bilatérale.
Les dirigeants ont convenu d’entamer des négociations pour un accord de libre-échange lors d’une rencontre le 30 octobre 2025.
Inde – Accords potentiels pour une Partenariat économique global (CEPA)
La consultation indienne aborde des intérêts plus largement liés à l’entrée temporaire des professionnels, en invitant explicitement à identifier les secteurs qui pourraient bénéficier d’améliorations de mobilité.
Émirats Arabes Unis – CEPA potentiel entre le Canada et les Émirats
La consultation avec les Émirats reproduit des termes similaires à ceux de l’Inde, mais soulève également des perspectives canadiennes concernant leur demande d’adhésion au Partenariat transpacifique (CPTPP).
Mercosur – Reprise des négociations sur l’ALÉ entre le Canada et le Mercosur
La consultation sur le Mercosur se déroule dans un contexte de négociation en bloc, abordant le même cadre d’intérêt que l’Inde et les Émirats, tout en traitant simultanément de l’accession d’Uruguay au CPTPP.
FAQ
1. Quelles sont les conditions proposées pour faciliter l’entrée des travailleurs étrangers au Canada?
Les discussions en cours envisagent de potentiellement alléger les exigences actuelles, comme les tests de besoins économiques et les quotas, pour permettre une entrée temporaire plus fluide des professionnels de pays tels que l’Inde, la Thaïlande et les Émirats.
2. Quels types de visas pourraient être affectés par ces nouvelles négociations?
Les professionnels entrant pour des raisons commerciales ou d’investissement seraient principalement concernés. Les modalités spécifiques dépendront des résultats des consultations et des accords futurs entre le Canada et les pays partenaires.
3. Quand ces changements pourraient-ils entrer en vigueur?
Il est difficile de donner une date précise. Les consultations se termineront le 27 janvier 2026 et les négociations devraient se poursuivre après, avec des résultats potentiels qui pourraient commencer à se concrétiser par la suite.
