Actualités Canada

Résidents non permanents et propriété au Canada : Statistiques récentes de StatCan

Une étude récente de Statistique Canada révèle un constat surprenant concernant les résidents non permanents (RNP) dans le marché immobilier canadien. Bien que le débat sur l’immigration et l’accessibilité au logement soit largement médiatisé, les données indiquent que la contribution des RNP est bien moindre que ce que l’on pourrait penser.

En effet, au début de 2022, les RNP ne représentaient même pas 1 % des propriétaires au Canada, selon des informations publiées le 11 décembre 2025. Pour éclaircir cet acronyme, les RNP comprennent les individus titulaires de permis temporaires, qu’il s’agisse de permis de travail ou d’études, ainsi que ceux ayant demandé l’asile jusqu’à la fin de l’année 2021.

L’analyse s’appuie sur des données de 2022 fournies par le Programme canadien de statistiques sur le logement, excluant certaines provinces telles que Terre-Neuve-et-Labrador, la Saskatchewan et le Québec. Les territoires n’ont pas été inclus en raison de tailles d’échantillon réduites.

Quel est le pourcentage de RNP parmi les propriétaires au Canada ?

Les RNP formaient une fraction infime de l’ensemble des propriétaires canadiens au début de 2022. Bien que cette proportion varie selon les provinces, elle restait systématiquement en dessous de 0,5 %. L’Île-du-Prince-Édouard a enregistré la plus forte part de propriétaires RNP, alors qu’Alberta affichait la plus faible.

A lire aussi :  Ouverture des pilotes d'immigration pour les travailleurs à domicile au Canada

Voici un aperçu du pourcentage de RNP parmi les propriétaires, par province :

ProvincePourcentage de propriétaires RNP
Île-du-Prince-Édouard0,39%
Manitoba0,25%
Nouvelle-Écosse0,17%
Colombie-Britannique0,13%
Ontario0,13%
Nouveau-Brunswick0,10%
Alberta0,10%

Les propriétaires RNP se concentrent généralement dans les grandes villes des provinces, telles que Charlottetown pour l’Île-du-Prince-Édouard ou Calgary en Alberta. Même dans les provinces affichant les taux les plus élevés, les RNP ne constituent qu’une portion négligeable du marché immobilier, ce qui renforce la conclusion que leur impact y est faible.

Quel est le taux de propriété parmi les RNP au Canada ?

Une évaluation des taux de propriété parmi les RNP eux-mêmes révèle des chiffres alarmants. Au début de l’année 2022, seulement une infime partie de ces individus possédait un logement. Prenons les exemples de l’Ontario et de la Colombie-Britannique : seulement 1,64 % des RNP étaient propriétaires en Ontario, tandis que ce chiffre tombait à 1,41 % en Colombie-Britannique. En revanche, 40,3 % des récents résidents permanents et 47,8 % des Canadiens nés au pays étaient propriétaires au cours de la même période.

Cette écart illustre bien la disparité entre les résultats en matière de logement des résidents temporaires et des autres groupes de population au Canada.

Pourquoi les résidents non permanents sont-ils moins susceptibles d’acheter un logement ?

Les résultats de cette étude ne sont guère surprenants si l’on considère la nature éphémère du statut de non-résident permanent. Ce manque de stabilité peut freiner les engagements financiers à long terme, comme l’achat d’une maison. Plusieurs facteurs soulignent cette réalité :

  • Bon nombre d’étudiants internationaux ont des restrictions sur le nombre d’heures de travail qu’ils peuvent effectuer, ce qui limite leurs revenus et leur stabilité professionnelle.
  • Les RNP ont souvent des antécédents de travail et de crédit limités au Canada, ce qui peut nuire à leur capacité à obtenir un prêt hypothécaire.
  • En règle générale, les RNP sont plus jeunes que les Canadiens nés au pays ou les résidents permanents, ce qui laisse moins de temps pour constituer des économies pour un apport personnel.
A lire aussi :  Les nouvelles politiques d'immigration du Canada freinent la croissance démographique.

FAQ

1. Quel est le statut des RNP au Canada ?

Les résidents non permanents (RNP) au Canada incluent les étudiants internationaux et les travailleurs temporaires, ainsi que ceux qui ont fait une demande d’asile. Ils détiennent des permis ayant une durée limitée et sont souvent perçus comme des acteurs temporaires dans le système canadien.

2. Pourquoi la possession de logements est-elle si basse chez les RNP ?

La faible capacité d’achat chez les RNP s’explique par plusieurs raisons, notamment des contraintes financières dues à des revenus limités, l’insécurité de l’emploi et un manque d’antécédents de crédit sur le territoire.

3. Les RNP ont-ils accès à des prêts hypothécaires ?

Accéder à un prêt hypothécaire est souvent plus compliqué pour les RNP en raison de leur statut temporaire. Les banques exigent généralement des preuves de stabilité financière et de crédit que les RNP ne peuvent pas fournir, ce qui complique leur entrée sur le marché immobilier.