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Les nouvelles politiques d’immigration du Canada freinent la croissance démographique.

Les changements récents dans la politique d’immigration ont considérablement ralenti la croissance démographique du Canada, selon les dernières statistiques. Entre le 1er janvier et le 1er avril 2025, la population a seulement augmenté de 20 107 personnes, soit une variation proche de zéro.

Cette stagnation est en grande partie attribuée à une diminution du nombre d’admissions de résidents temporaires et permanents, conséquence d’une série de mesures gouvernementales.

De fait, le nombre de résidents temporaires a chuté de 61 111 durant ce même trimestre, un phénomène inédit depuis le troisième trimestre de 2020, où la population avait déjà connu une baisse en raison des restrictions de voyage liées à la pandémie de COVID-19.

Entre 2001 et 2024, la croissance moyenne de la population était de 0,3 % par trimestre. Cependant, face à des inquiétudes concernant la pression sur les infrastructures telles que le logement et les services sociaux, le gouvernement fédéral a initié un plan pour réduire le niveau d’admissions des résidents temporaires.

Mesures d’immigration en cours

Plusieurs facteurs concourent à ce ralentissement de la croissance démographique.

Diminution des admissions de résidents permanents et temporaires

En octobre 2024, Ottawa a décidé de réduire son objectif d’admissions de résidents permanents de 485 000 à 395 000 pour 2025. De plus, un objectif a été fixé pour les résidents temporaires, avec un total de 673 650 admissions prévu pour les travailleurs étrangers et les étudiants internationaux.

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Le gouvernement vise à ramener le nombre de résidents temporaires à 5 % de la population d’ici fin 2026. Cela marque le sixième trimestre consécutif de ralentissement de la croissance démographique depuis l’annonce de ces changements.

Limitation des demandes de permis d’études

Cette année, une limite a été mise en place concernant les demandes de permis d’études, fixée à 550 162 pour 2025. Le quota d’émission, lui, a été ramené à 437 000, ce qui représente une réduction de 10 % par rapport à l’année précédente. Cette stratégie a été instaurée en 2024 pour stabiliser le flux migratoire.

Moratoire sur les évaluations d’impact sur le marché du travail (EIMT)

À partir du 26 septembre 2024, certaines demandes d’EIMT pour la catégorie des travailleurs étrangers temporaires à bas salaire ne seront plus traitées. Seules les offres respectant un seuil salarial supérieur aux normes provinciales seront considérées.

Restrictions concernant les permis de travail ouverts pour les conjoints

Désormais, seuls les conjoints d’étudiants internationaux et de certains travailleurs étrangers peuvent demander un permis de travail ouvert, avec des critères stricts quant aux programmes d’études ou aux postes occupés.

Restrictions des permis de travail post-diplôme

À compter de novembre 2024, des conditions supplémentaires seront imposées aux diplômés internationaux désirant obtenir un permis de travail post-diplôme. Ils devront provenir de programmes répondant à des besoins de main-d’œuvre spécifiques pour être éligibles.

FAQ

1. Quelles sont les principales raisons de la réduction du nombre d’immigrants au Canada?

Le gouvernement a invoqué plusieurs raisons, dont la pression sur le marché du logement, les services sociaux et l’infrastructure. En réponse à ces préoccupations, des mesures ont été mises en place pour limiter le nombre d’admissions de résidents permanents et temporaires.

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2. Que signifie l’objectif de 5 % de résidents temporaires dans la population?

Cela implique une réduction significative du nombre de résidents temporaires dans le pays, visant à stabiliser le marché du travail et à réduire la pression sur les ressources publiques. L’objectif est d’encadrer la croissance démographique tout en maintenant un certain niveau d’immigration pour soutenir l’économie.

3. Comment cela affecte-t-il les étudiants internationaux?

Les nouvelles restrictions rendent l’obtention de permis d’études et de travail plus difficile. Les caps sur les demandes de permis d’études et les exigences supplémentaires pour les permis de travail post-diplôme limitent les opportunités pour les nouveaux diplômés de rester et de travailler au Canada.