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Infractions courantes entraînant une inadmissibilité au Canada

Il est important de noter qu’un acte jugé criminel ou répréhensible dans le pays où il a été commis, peut également avoir des répercussions sur la capacité d’un individu à entrer au Canada. Dans ce contexte, cet article met en lumière certains délits qui peuvent entraîner un refus d’entrée pour les voyageurs.

Infractions liées à la conduite sous influence

Les infractions les plus courantes concernent les cas de conduite d’un véhicule (automobile, moto, bateau, etc.) sous l’emprise de l’alcool ou de drogues. Selon les circonstances et la législation locale, ces actes peuvent avoir différentes désignations. Aux États-Unis, par exemple, on parle souvent de :

  • DUI (conduite sous influence)
  • DWI (conduite en état d’ébriété)
  • DWAI (conduite avec des capacités diminuées)
  • DWUI (conduite sous influence)
  • OWI (conduite en état d’ivresse)
  • OUI (opération sous influence)
  • OMVI (opération d’un véhicule à moteur sous influence)

Conduite imprudente

Un verdict de conduite imprudente aux États-Unis est fréquemment considéré sur un pied d’égalité avec un DUI et engendre des conséquences similaires en matière d’admission au Canada. Qu’il s’agisse d’une conduite dangereuse ou d’une autre infraction grave liée à la circulation, toute infraction sérieuse peut compromettre la possibilité d’un individu d’entrer sur le territoire canadien, même s’il n’a pas l’intention de conduire une fois arrivé.

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Fraude

La fraude couvre un éventail d’infractions visant à priver une partie de ce qui lui revient de droit, qu’il s’agisse d’une personne ou d’une entreprise. Le vol est une infraction qui entre dans cette catégorie. L’évaluation de la gravité de l’infraction par les autorités canadiennes dépendra de la nature du vol et de la somme dérobée. Par exemple, un vol de moins de 5 000 $ est jugé moins préoccupant, alors qu’un vol supérieur à ce montant est considéré grave. Des facteurs aggravants comme l’utilisation d’une arme ou la violence peuvent également peser dans la balance.

Agression

Les agressions englobent diverses formes de menaces ou d’affrontements physiques. Ces actes peuvent aller de simples gestes intimidants jusqu’à des violences planifiées. Divers éléments, comme l’usage d’une arme ou des blessures infligées à la victime, influencent la gravité de l’agression. Il est important de noter qu’une agression, qu’elle soit sérieuse ou non, peut mener à une inadmissibilité au Canada.

Infractions liées aux drogues

Les accusations concernant la production, la possession, l’achat, ou la distribution de drogues peuvent aussi entraîner des difficultés d’entrée au Canada. La gravité de l’infraction dépend de son contexte et des circonstances entourant l’acte. Les drogues sont classées différemment selon le Code criminel canadien, et chaque catégorie comporte des sanctions qui varient en fonction du type de substance, avec des peines plus sévères pour la possession de drogues comme la cocaine par rapport au cannabis.

Moyens de surmonter l’inadmissibilité criminelle

Il existe trois voies pour contrecarrer une inadmissibilité à l’entrée au Canada :

  • Demander un Permis de Résident Temporaire (PRT)
  • Soumettre une demande de Réhabilitation Criminelle
  • Obtenir une lettre d’avis juridique
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Un PRT permet à une personne de séjourner temporairement au Canada pour des raisons valables lorsqu’il est jugé que les avantages de son entrée surpassent les risques potentiels pour la société canadienne. Ce permis peut être accordé pour une durée allant jusqu’à trois ans et ne nécessite pas d’avoir purgé sa peine au préalable.

La réhabilitation criminelle est une option qui permet de faire disparaître de façon permanente les antécédents criminels d’un individu aux yeux de l’immigration canadienne, sous certaines conditions. Pour être éligible, il faut que l’acte reproché corresponde à une infraction au Canada, que la personne ait été condamnée ou ait accepté de reconnaître l’acte, et qu’au moins cinq ans se soient écoulés depuis l’exécution de la peine.

Enfin, une lettre d’avis juridique, rédigée par un avocat en immigration canadien, peut aider à éclaircir les conséquences d’une condamnation dans le cadre de l’immigration. Ce document détaille les effets potentiels d’une condamnation et les conséquences sur la capacité d’entrée au Canada.

Questions fréquentes

1. Qu’est-ce qu’un Permis de Résident Temporaire (PRT) ?

Le PRT est un document qui permet à une personne de séjourner temporairement au Canada même si elle a un casier judiciaire. Ce permis est utile pour les individus qui ont des raisons justifiées d’entrer au Canada et où leurs avantages l’emportent sur les risques pour la sécurité publique. La durée de validité peut aller jusqu’à trois ans.

2. Quels types d’infractions criminelles peuvent rendre une personne inadmissible au Canada ?

Plusieurs types d’infractions peuvent entraîner une inadmissibilité, notamment les délits liés à la conduite sous influence, la conduite imprudente, les crimes de fraude, les agressions et toute infraction liée aux drogues. Chacune de ces infractions est évaluée selon sa gravité et les détails spécifiques à la situation de l’individu.

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3. Comment peut-on prouver que l’on est réhabilité ?

Pour prouver la réhabilitation, il est nécessaire de soumettre une demande qui montre que la personne a complété sa peine et qu’au moins cinq ans se sont écoulés. La demande doit établir que l’acte commis aurait été considéré criminel au Canada. Une fois approuvée, cette réhabilitation est permanente et l’individu n’est plus considéré comme inadmissible.