Travail

« Nouvelles règles d’IRCC sur les permis de travail LMIA-exemptés pour l’emploi réciproque »

Le Canada a récemment mis à jour les règlements concernant l’émission de permis de travail exemptés d’une évaluation d’impact sur le marché du travail (EIMT). Ces nouveaux Permis sont désormais rattachés à des instructions révisées destinées aux agents, sous l’appellation “Directives générales sur l’emploi réciproque [R205(b) – C20] – Intérêts canadiens – Programme de mobilité internationale”.

Ces directives, publiées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) le 20 février 2026, précisent que pour évaluer la réciprocité nécessaire, les agents doivent examiner les opportunités disponibles pour les “citoyens canadiens ou les résidents permanents” dans le pays d’origine du travailleur. Cette précision souligne que la réciprocité s’applique également aux résidents permanents et qu’elle doit s’établir dans le pays spécifique d’origine du travailleur plutôt qu’à l’échelle globale.

Auparavant, les instructions utilisaient des formulations vagues telles que “lorsque les Canadiens ont des opportunités réciproques similaires à l’étranger”. Les nouvelles directives exigent également que les agents considèrent si l’offre d’emploi de l’application contribue à “créer ou maintenir un emploi réciproque”, clarifiant ainsi que le maintien des postes existants est pertinent pour établir la réciprocité.

Une nouvelle section a été ajoutée concernant l’entrée de notes dans le Système de gestion des cas globaux (SGCG). Voici quelques points que les demandeurs et leurs employeurs doivent garder en tête :

  • La province de destination saisie par le demandeur doit correspondre à l’adresse de l’emploi indiqué dans l’offre.
  • La ville de destination doit également correspondre à celle de l’adresse de l’emploi.
  • Le code NOC du poste doit être clairement spécifié dans l’offre d’emploi.
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Les nouvelles instructions rappellent aussi aux agents que, pour les ressortissants étrangers exemptés de l’exigence de documents de voyage, comme les citoyens américains, le permis de travail doit être valide pour toute la durée de l’offre d’emploi, même si le passeport expire avant cette date.

Aucune entente formelle n’est requise pour la délivrance de ce type de permis. Les employeurs canadiens, y compris les établissements d’enseignement, ont la possibilité d’engager des travailleurs étrangers sous ce permis, tant qu’ils peuvent prouver l’existence d’opportunités réciproques et que le travailleur respecte les exigences d’entrée générales du Canada.

Il est important de noter que ces instructions ne s’appliquent pas aux permis de travail délivrés dans le cadre du programme Expérience internationale Canada, mais elles couvrent les permis émis en vertu d’accords culturels avec plusieurs pays, dont la Belgique, le Brésil, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Mexique, la France et la Chine.

Tout comme dans la version antérieure, cette nouvelle approche suggère aux agents de faire preuve de prudence lors de l’émission des permis pour des organisations ayant peu d’antécédents en matière de réciprocité, alors que davantage de flexibilité peut être accordée aux institutions ayant démontré une longue relation de réciprocité.

Enfin, en cas de refus, les agents peuvent conseiller au demandeur de demander à son employeur de réaliser une évaluation d’impact sur le marché du travail afin de soumettre une nouvelle demande de permis de travail basée sur l’EIMT via le Programme des travailleurs étrangers temporaires.

FAQ

1. Quels types de permis de travail sont exemptés de l’évaluation d’impact sur le marché du travail ?

Les permis de travail exemptés d’une EIMT comprennent principalement ceux basés sur la réciprocité via le Programme de mobilité internationale. Cela inclut les travailleurs étrangers qui viennent au Canada en raison de leur emploi dans leur pays d’origine, si des opportunités similaires sont disponibles pour les Canadiens dans ce pays.

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2. Quelles sont les exigences pour les employeurs canadiens souhaitant engager des travailleurs étrangers ?

Les employeurs doivent prouver l’existence d’opportunités réciproques pour les Canadiens dans le pays d’origine du travailleur. Ils doivent également s’assurer que le travailleur satisfait aux exigences d’entrée générales du Canada et que toutes les informations fournies dans l’offre d’emploi sont correctes, notamment en termes de localisation et de code NOC.

3. Que faire en cas de refus de demande de permis de travail ?

Si la demande de permis de travail est refusée, les agents peuvent conseiller au demandeur d’obtenir une évaluation d’impact sur le marché du travail (EIMT) par son employeur. Une fois l’EIMT obtenue, une nouvelle demande de permis de travail peut être soumise via le Programme des travailleurs étrangers temporaires.