Alors que l’accord de libre-échange majeur en Amérique du Nord entame son processus d’examen, des acteurs du secteur plaident pour une révision de la liste des professions pouvant bénéficier de permis de travail spéciaux.
Ce cadre, connu sous le nom d’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) au Canada et Accord États-Unis–Mexique–Canada (USMCA) aux États-Unis, a remplacé l’ancien Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en 2020. Il a pour but de faciliter l’obtention de permis de travail pour certains professionnels, notamment dans les domaines médical, technologique et de bureaux.
Actuellement, 63 métiers sont reconnus pour obtenir ces permis de travail dans le cadre du Programme international pour la mobilité (PIM) au Canada, ce qui simplifie considérablement le processus par rapport au Programme des travailleurs étrangers temporaire (PTET), qui nécessite une évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT) favorable pour chaque demande de permis.
Les professions éligibles au sein de cet accord incluent, entre autres :
- Comptable
- Agronome
- Chercheur en biologie animale
- Architecte
- Infirmier autorisé
- Ingénieur
- Psychologue
- Designer graphique
- Vétérinaire
- Agent de gestion des sinistres
Pour obtenir ces permis, les travailleurs doivent avoir un emploi préalablement établi au Canada et répondre à des critères spécifiques, relatifs à leur domaine, tels que des exigences minimales en matière d’éducation, d’expérience professionnelle, ou de licences.
Le processus de révision de l’ACEUM aura lieu en 2026. Entre septembre et novembre 2025, Affaires mondiales Canada avait consulté divers acteurs et a partagé ses conclusions dans un rapport publié en février 2026.
Les suggestions formulées incluent une mise à jour de la liste des professions couvertes. Les intervenants souhaitent que soit intégrées des professions liées aux technologies numériques et aux secteurs écologiques, qui vont au-delà des 63 métiers actuellement reconnus, la dernière mise à jour datant de 1994.
Des ajouts tels que les analystes en cybersécurité et les scientifiques des données pourraient faire partie des nouvelles classifications professionnelles.
Les acteurs économiques expriment également des attentes concernant une rationalisation des procédures d’importation et d’exportation, ainsi qu’une simplification des processus de certification d’origine.
Actuellement, l’ACEUM est prévu pour rester en vigueur jusqu’en 2036, sauf si un renouvellement est effectué avant cette date.
FAQ
1. Quelles sont les étapes nécessaires pour obtenir un permis de travail spécial sous l’ACEUM?
Pour obtenir un permis spécial, le demandeur doit avoir une offre d’emploi confirmée au Canada dans l’une des professions admissibles. Ensuite, il doit soumettre une demande conformément au Programme international pour la mobilité, en fournissant des preuves de ses qualifications, comme les diplômes et les expériences professionnelles requises.
2. Qui est éligible pour demander un permis de travail sous cet accord?
Les travailleurs dans les professions spécifiquement énumérées dans l’accord peuvent demander un permis de travail. Les métiers incluent des domaines variés comme l’ingénierie, la médecine, le design et les sciences. La liste est conçue pour refléter des besoins variés dans le marché du travail canadien.
3. Quelles sont les implications de la révision de l’ACEUM en 2026?
La révision de l’ACEUM en 2026 pourrait permettre d’ajuster la liste des métiers admissibles, incluant potentiellement de nouveaux secteurs comme les technologies vertes et numériques. Des changements dans les procédures d’import/export et d’autres aspects réglementaires pourraient également survenir, facilitant ainsi le commerce et la mobilité professionnelle en Amérique du Nord.
