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IRCC partage les erreurs courantes dans les demandes de RP : à éviter.

Récemment, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a publié un guide de formation à l’intention des agents d’immigration responsables de l’évaluation des demandes de résidence permanente. Ce document de 447 pages contient des exemples de cas et des recommandations basées sur les analyses des candidatures.

Voici quelques erreurs fréquentées par les candidats qui ont conduit à des signalements ou à des rejets de leurs demandes.

Équivalence erronée de codes NOC

Lors de l’évaluation des demandes, les agents examinent attentivement les tâches des candidats pour vérifier leur correspondance avec le libellé et les responsabilités essentielles des codes de la Classification nationale des professions (NOC), plutôt que de se fier uniquement aux titres de poste. Par conséquent, soumettre un code NOC incohérent avec les responsabilités réelles peut engendrer des refus.

Par exemple, Diana, originaire des Philippines, a mentionné être Superviseure de Centre d’Appels. Néanmoins, une inspection de ses attributions a révélé qu’elles correspondaient davantage au rôle d’Agente de Service à la Clientèle.

Cette inadéquation entraîne une évaluation supplémentaire de sa candidature.

Solution : Examinez vos tâches professionnelles et validez le code NOC qui y correspond réellement.

Considérons le cas de Sam, qui travaille dans les médias. Son titre officiel est journaliste, ce qui peut faire penser au code NOC 51113. Cependant, ses tâches incluent la rédaction de publications sur un blog et des consultations avec des clients, ce qui convient mieux au code 51111 pour les Auteurs et Écrivains. S’il avait seulement pris son titre en compte, cela aurait pu nuire à sa demande.

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Omission de déclarer des changements de situation

Les changements personnels doivent être rapportés. Ignorer une modification de ce type peut être interprété comme une fausse représentation, ce qui peut entraîner non seulement un rejet, mais aussi une interdiction de cinq ans d’immigration au Canada.

Exemple : Amar, qui avait reçu une invitation à postuler pour la résidence permanente, a divorcé après son invitation. Ce changement a affecté son score CRS, qui est passé en dessous du seuil minimum, entraînant ainsi le refus de sa candidature.

Solution : Il est crucial d’être transparent sur tout changement. En signalant sa séparation, Amar pourrait retrouver sa place dans le pool des candidats et peut-être se qualifier pour des rondes suivantes.

Preuve de travail insuffisante

Les programmes d’immigration canadien stipulent des critères d’éligibilité clairs concernant l’expérience professionnelle. Les agents sont formés pour s’assurer que ces exigences sont respectées.

Exemple : Om Kapoor, après 30 ans de carrière comme acteur, n’a pas pu prouver une année de travail ininterrompu au cours des dix dernières années, la majorité de son expérience étant de courte durée ou bénévole.

Solution : Analyser minutieusement les critères d’admissibilité relatifs à la période d’expérience professionnelle mentionnée.

Résultats de tests linguistiques périmés ou invalides

Les programmes d’immigration ont également des exigences précises quant à la compétence linguistique. Les candidats doivent s’assurer que leurs résultats de test sont récents et émis par un organisme reconnu par l’IRCC. Ces tests ne sont valides que pendant deux ans.

Exemple : Laura a reçu une invitation le 22 novembre 2020, mais ses résultats de langue ont expiré au moment de soumettre sa demande, ne répondant pas aux critères.

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Solution : Vérifiez que vos résultats sont valides et proviennent d’un fournisseur agréé par l’IRCC avant de soumettre votre dossier.

Mauvaise interprétation des critères d’éligibilité des programmes d’immigration

Comprendre les critères spécifiques de chaque programme est essentiel pour éviter des erreurs.

Exemple : Auston a supposé que son expérience en tant qu’assistant de recherche à l’Université de Toronto était éligible. Or, comme cette activité a coïncidé avec ses études à temps plein, cela ne répond pas aux exigences de l’CEC.

Solution : Consultez les critères du programme ciblé ou faites appel à un consultant en immigration pour éviter les erreurs.

Ignorer les vérifications médicales ou policières

Certaines personnes peuvent être déclarées inadmissibles au Canada pour diverses raisons, incluant des motifs criminels, médicaux ou de sécurité. Une personne peut être refusée même si elle répond à tous les critères d’admissibilité à cause d’un membre de sa famille déclaré inadmissible.

Exemple : Apu, un développeur web, a découvert lors de l’évaluation de son dossier que sa femme était médicalement inadmissible, ce qui a entraîné le rejet de sa demande.

Solution : Informez-vous sur les facteurs d’inadmissibilité. Des solutions peuvent exister, notamment pour surmonter une inadmissibilité médicale.

FAQ

Quels types de tests linguistiques sont acceptés pour la résidence permanente au Canada ?

Les tests doivent être conformes aux critères de l’IRCC et inclure le CELPIP pour l’anglais ou le TEF pour le français. Assurez-vous que vos résultats sont valides et obtenus chez un fournisseur reconnu.

Comment prouver mon expérience professionnelle pour une demande d’immigration ?

Une preuve solide comprend des lettres de l’employeur, des fiches de paie, ou des contrats de travail. Veillez à ce que vos documents reflètent la continuité de votre expérience.

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Quelles sont les conséquences de la fausse déclaration dans ma demande ?

La fausse déclaration peut entraîner non seulement le rejet immédiat de la demande, mais également des restrictions sur de futures candidatures, pouvant aller jusqu’à une interdiction de cinq ans d’immigration au Canada.