Travail

Ottawa signale une hausse de la non-conformité lors de la répression du PTET

Le non-respect des règles du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) au Canada augmente parmi les employeurs. Selon un rapport d’Emploi et Développement social Canada, lors des inspections menées entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2026, 12 % des employeurs ont été jugés non conformes. Ce chiffre est en hausse par rapport aux 10 % enregistrés l’année précédente.

Les amendes infligées aux employeurs ont connu une augmentation considérable, passant de 4,5 millions de dollars à 10,2 millions de dollars au cours de la même période. Ces pénalités concernent des violations touchant la santé et la sécurité au travail, la législation sur les normes d’emploi, ainsi que l’intégrité des offres d’emploi.

Le ministère insiste sur son engagement à faire en sorte que le PTET demeure une solution de dernier recours pour les employeurs incapables de recruter des Canadiens ou des résidents permanents qualifiés. Tous les permis de travail au titre du PTET, ainsi que leurs renouvellements, nécessitent l’approbation du ministère, qui émet une évaluation positive ou neutre de l’impact sur le marché du travail (EIMT) lorsque le recrutement d’un travailleur étranger ne nuit pas au marché de l’emploi canadien.

Ce communiqué fait suite à un renforcement des activités de conformité en 2024, qui ont également vu l’instauration d’un objectif annuel d’admission pour les résidents temporaires, tout en ajoutant un moratoire sur les EIMT à bas salaire dans les régions à chômage élevé.

Les emplois à faible rémunération font partie du PTET lorsque le salaire est inférieur à 120 % de la médiane régionale, ce qui correspond à 36 $ de l’heure dans des provinces comme l’Alberta ou l’Ontario.

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En 2026, le gouvernement a imposé que les EIMT soient accompagnées d’efforts de recrutement de la jeunesse et a doublé la durée minimale de la période de publicité, la portant de quatre à huit semaines. De plus, les agents traitant les EIMT doivent appliquer des normes plus strictes pour les demandes émanant de secteurs à haut risque.

Lors d’une séance du caucus libéral l’année dernière, le Premier ministre Mark Carney a souligné la nécessité d’adopter une approche ciblée pour le PTET, en identifiant des secteurs stratégiques spécifiques et des besoins régionaux. En mars dernier, une expansion de l’approvisionnement en PTET à bas salaire dans les zones rurales a été approuvée, permettant aux employeurs de recruter jusqu’à 15 % de leur main-d’œuvre avec des travailleurs étrangers, contre un plafond précédent de 10 %.

Le nombre d’admissions dans le cadre du PTET a chuté de plus de la moitié par rapport à l’année précédente, avec une baisse d’admissions de 31 565 à 14 655 entre janvier et avril 2026. Le gouvernement prévoit une cible d’admission de 60 000 pour le PTET en 2026, représentant environ un quart de l’objectif global de 230 000 admissions de travailleurs.

D’autre part, 170 000 autres admissions de permis de travail pour 2026 sont réservées au Programme de mobilité internationale (PMI), qui prend en compte des facteurs de développement culturel et ne nécessite pas d’EIMT. Lors de cette année, les admissions au PMI ont également chuté, passant de 142 805 à 43 705, soit une diminution de 69 % comparée à 2024.

FAQ

1. Qu’est-ce que le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) ?

Le PTET permet aux employeurs canadiens de recruter des travailleurs étrangers temporaires pour combler des pénuries de main-d’œuvre lorsque des Canadiens qualifiés ne sont pas disponibles. Ce programme est destiné à répondre à des besoins spécifiques sur le marché du travail tout en assurant la protection des travailleurs locaux.

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2. Comment le gouvernement canadien assure-t-il le respect des règles du PTET ?

Le gouvernement, par l’intermédiaire d’Emploi et Développement social Canada, effectue des inspections de conformité et impose des amendes aux employeurs qui enfreignent les règles du programme. Des audits réguliers et des restrictions sur les demandes d’EIMT dans certaines régions aident à maintenir l’intégrité du PTET.

3. Quelles conséquences pour les employeurs en cas de non-conformité au PTET ?

Les employeurs jugés non conformes peuvent faire face à des amendes financières substantielles, une interdiction de recruter des travailleurs étrangers et potentiellement des poursuites pour violation des lois du travail. De plus, cela peut avoir un impact sur leur réputation et sur leur capacité à obtenir des permis de travail à l’avenir.