Travail

Le Canada limite le refus de résumés pour les permis de travail spécifiques à un employeur.

Mises à jour sur les demandes de permis de travail au Canada : changements majeurs de l’IRCC

Le département canadien de l’immigration a récemment changé la façon dont les demandes de permis de travail sont traitées, notamment en ce qui concerne l’évaluation des offres d’emploi. Depuis le 17 septembre 2026, le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada (IRCC) a imposé de nouvelles directives qui visent à améliorer la transparence et l’équité dans le processus d’examen des demandes.

Nouvelles directives pour l’évaluation des offres d’emploi

Les révisions apportées aux instructions stipulent que les agents doivent désormais donner aux demandeurs l’occasion de clarifier toute préoccupation concernant l’authenticité de leur offre d’emploi. Dans le cas où un agent aurait des doutes, il doit désormais émettre une lettre de conformité procédurale (LCP) et suspendre l’examen de la demande jusqu’à ce qu’il ait reçu des informations complémentaires.

Auparavant, les agents avaient la possibilité de demander des éclaircissements directement à l’employeur ou de refuser la demande sans offrir cette chance aux candidats. Cette nouvelle approche permet aux demandeurs de répondre aux préoccupations soulevées par les agents et de fournir des preuves pour soutenir leur demande.

Contenu de la lettre de conformité procédurale

La LCP, qui doit être émise aux demandeurs, doit comprendre des éléments clés tels que :

  • Les préoccupations spécifiques de l’agent concernant la crédibilité de l’offre d’emploi.
  • Un avis indiquant que l’employeur doit adresser ses réponses et les documents requis directement à l’IRCC.
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L’employeur dispose d’un délai de 15 jours pour répondre aux préoccupations soulevées, ou selon les normes de traitement applicables à son bureau. De plus, l’agent est tenu de programmer un examen de la demande 30 jours après la date limite de réponse de l’employeur afin d’assurer que les informations fournies sont bien intégrées au dossier de la demande.

Modifications et clarifications supplémentaires

Les nouvelles instructions introduisent également plusieurs clarifications significatives par rapport aux versions antérieures :

  • La nécessité d’un contrat de travail n’est pas obligatoire pour les offres d’emploi soumises via le portail des employeurs, bien que les agents puissent examiner tout contrat fourni par le demandeur.
  • Une exception est faite pour les employeurs souhaitant recruter des gardiens de maison, sans que ces derniers aient à prouver leur engagement actif dans les affaires.
  • La demande antérieure nécessitant un lieu physique de travail en Canada a été supprimée.
  • Les agents sont désormais encouragés à adopter une approche globale lors de l’évaluation de l’engagement de l’employeur dans son entreprise.
  • La distinction entre les permis de travail de programme de mobilité internationale (PMI) et ceux du programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) est clarifiée, bien que des évaluations aient déjà eu lieu lors de l’étape d’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT).

Foire aux questions (FAQ)

1. Qu’est-ce qu’une lettre de conformité procédurale (LCP) ?
La LCP est un document délivré par un agent d’immigration lorsque des doutes subsistent sur la véracité d’une offre d’emploi. Elle demande des éclaircissements auprès de l’employeur et suspend l’examen de la demande jusqu’à recevoir une réponse.

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2. Quels types de permis de travail sont affectés par ces nouvelles directives ?
Les nouvelles instructions s’appliquent à tous les permis de travail spécifiques à un employeur, y compris certains permis exemptés d’EIMT délivrés par le biais du Programme de mobilité internationale (PMI) et tous les permis émis dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), pour lequel des EIMT sont toujours requis.

3. Quelles sont les conséquences pour un employeur qui ne répond pas dans le délai imparti ?
Si un employeur ne répond pas à la LCP dans un délai de 15 jours, cela pourrait entraîner le refus de la demande de permis de travail, car l’IRCC n’aura pas reçu les informations nécessaires pour évaluer la crédibilité de l’offre d’emploi.