Le gouvernement fédéral canadien a récemment formulé de nouvelles directives qui permettront aux employeurs ruraux d’accroître leur recours à des travailleurs étrangers temporaires. Cette annonce a été faite le 13 mars, dans le cadre d’initiatives visant à répondre aux besoins du marché du travail dans les régions moins densément peuplées.
À partir du 1er avril 2026 et jusqu’au 31 mars 2027, les employeurs situés en zone rurale verront leur capacité d’embauche de travailleurs saisonniers à faible rémunération augmenter. Ils pourront non seulement conserver le volume actuellement engagé, mais également recruter des travailleurs étrangers temporaires à hauteur de 15 % de leur effectif, un seuil qui était auparavant limité à 10 %.
Cette initiative ne concernera que les employeurs ruraux dans les provinces et territoires qui décident de participer. Pour l’instant, les détails concernant les régions concernées n’ont pas été divulgués. Auparavant, pour éviter une dépendance excessive à cette main-d’œuvre étrangère, le gouvernement avait mis en place cette limite en août 2024.
L’objectif de cette modification est de fournir une réponse efficace aux pénuries de main-d’œuvre persistantes, particulièrement problématiques dans les collectivités rurales où les solutions sont souvent moins accessibles. Cette mesure fait partie d’une volonté plus larges du gouvernement canadien de collaborer avec les provinces afin d’harmoniser les objectifs en matière d’immigration avec les besoins du marché local.
Il est essentiel de noter que le Canada a mis en place une interruption des demandes de permis de travail au sein du programme TFWP pour les régions où le taux de chômage dépasse 6 %. Une liste de ces zones est mise à jour chaque trimestre.
Le Programme des travailleurs étrangers temporaires est un moyen prisé par les nouveaux arrivants cherchant à acquérir de l’expérience professionnelle au Canada. Les employeurs qui souhaitent utiliser ce programme doivent soumettre une évaluation d’impact sur le marché du travail afin de cerner les effets que l’embauche d’un travailleur étranger pourrait avoir sur l’économie canadienne.
Le TFWP se divise en deux catégories : les travailleurs à haut salaire et ceux à faible salaire. Un poste est classé comme à faible salaire si le salaire horaire proposé est inférieur au seuil de rémunération applicable à la province ou au territoire.
| Province/Territoire | Nouveau seuil salarial ($ CAD) |
| Alberta | 36,00 |
| Colombie-Britannique | 36,60 |
| Manitoba | 30,16 |
| Nouveau-Brunswick | 30,00 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 32,40 |
| Territoires du Nord-Ouest | 48,00 |
| Nouvelle-Écosse | 30,00 |
| Nunavut | 42,00 |
| Ontario | 36,00 |
| Île-du-Prince-Édouard | 30,00 |
| Québec | 34,62 |
| Saskatchewan | 33,60 |
| Yukon | 44,40 |
Employeurs souhaitant recruter des travailleurs en bas salaire doivent également respecter des exigences supplémentaires.
FAQ
1. Quels sont les critères pour que les employeurs ruraux puissent recourir à des travailleurs étrangers temporaires?
Les employeurs doivent être situés dans des zones rurales et choisir de participer au programme. De plus, ils doivent soumettre une évaluation d’impact sur le marché du travail pour prouver que l’embauche d’un travailleur étranger ne nuira pas à l’économie locale.
2. Comment le gouvernement détermine-t-il les provinces et territoires éligibles?
La sélection des provinces et territoires qui bénéficieront de ces mesures dépend de critères spécifiques et de la volonté des gouvernements locaux de s’engager. Une communication exhaustive classifiant ces régions sera faite le moment venu.
3. Quelles conséquences y a-t-il à dépasser le seuil d’embauche de travailleurs à faible salaire?
Dépasser ce seuil pourrait entraîner des pénalités pour les employeurs et une mise en cause de leur capacité à utiliser le programme à l’avenir. De plus, cela pourrait également affecter leur réputation au sein de la communauté locale et du marché du travail.
