Si votre permis de travail arrive bientôt à expiration, envisager de retourner aux études pourrait améliorer vos chances de rester au Canada de manière permanente. Cela est particulièrement pertinent si vous avez déjà sollicité une voie ou un programme de résidence permanente (RP) et soumis une Expression d’Intérêt (EOI).
Cependant, le passage à un programme d’études en tant qu’ancien travailleur canadien implique de nouvelles obligations légales qu’il est essentiel de respecter pour ne pas enfreindre les conditions de votre séjour.
Ce texte explore les avantages et les inconvénients de reprendre des études comme titulaire d’un permis de travail et comment cette décision peut influencer vos chances d’obtenir la RP d’ici 2026.
Avantages et inconvénients de la reprise des études
Opter pour un programme d’études est généralement judicieux si :
- Vous souhaitez renforcer votre profil pour la résidence permanente.
- Vous cherchez à améliorer votre score CRS (Comprehensive Ranking System).
- Vous visez des opportunités de nomination provinciale.
En revanche, il peut être risqué de se réorienter vers les études si :
- Vous dépendez financièrement d’un revenu stable.
- Vous avez déjà bénéficié d’un permis de travail post-diplôme (PGWP).
- Votre expérience de travail au Canada n’est pas suffisante pour la catégorie de résidence permanente choisie.
Maintien de votre statut de candidat à la RP
Si vous avez soumis un profil via le système d’Entrée Express, vous pouvez conserver votre statut de candidat même si votre statut légal change, tant que vous restez éligible au programme en question. Ceci est également valable pour les programmes de nomination provinciale (PNP), bien que certaines d’entre elles puissent nécessiter que vous ayez une expérience de travail validée dans la province.
Pour ceux qui passent d’un permis de travail à un permis d’études, cela signifie que vous pouvez maintenir votre admissibilité aux programmes de RP tout en étudiant, et vous pourriez recevoir une Invitation à postuler (ITA) durant cette période.
Amélioration du score CRS grâce aux études
Le système de points CRS favorise les candidats selon leur niveau d’éducation, leur expérience professionnelle, leur âge et leurs compétences linguistiques. En suivant un programme d’études au Canada, il est possible d’augmenter significativement ce score, notamment grâce aux points supplémentaires accordés pour une qualification canadienne.
Par exemple, un diplôme postsecondaire canadien de un à deux ans peut rapporter 15 points supplémentaires, tandis qu’un diplôme de trois ans ou plus peut en rapporter 30.
Opportunités de nomination provinciale
Un aspect fondamental de la reprise des études est l’accès aux voies de nomination provinciale pour les diplômés. Une nomination provinciale peut fournir jusqu’à 600 points au score CRS, facilitant significativement l’obtention d’une ITA.
De nombreuses provinces disposent de programmes visant spécifiquement les diplômés internationaux ayant une expérience de travail au Canada, rendant ainsi les anciens titulaires de permis de travail particulièrement éligibles.
Ouverture des permis d’études
À partir de 2026, les étudiants de niveaux master et doctorat dans des institutions publiques spécifiques n’auront plus besoin de fournir une lettre de soutien provincial pour leurs demandes de permis d’études, simplifiant ainsi le processus.
La planification des admissions pour les étudiants internationaux semble moins stricte, donc les ouvriers actuels pourraient voir leur transition vers le statut étudiant considérée plus favorablement.
Impact des diplômes canadiens sur les carrières
Posséder une qualification canadienne peut grandement influencer votre parcours professionnel, facilitant l’accès à des emplois stables et des possibilités de formation pratique. De plus, cela peut jouer en faveur de l’obtention de licences dans des secteurs réglementés, ce qui est essentiel pour certaines professions.
Les compromis à prendre en compte
Restrictions sur l’autorisation de travail
En passant d’un permis de travail à un permis d’études, il est crucial de noter que vos droits de travail se limiteront. Les étudiants internationaux peuvent travailler jusqu’à 24 heures par semaine durant les sessions académiques, ce qui peut engendrer des défis financiers, notamment si vous dépendiez d’un revenu stable.
L’expérience travail-étude et la RP
Il est important de savoir que l’expérience de travail acquise durant les études n’est pas toujours pris en compte pour la catégorie de la Classe canadienne des expériences, une information à ne pas négliger.
Le permis de travail post-diplôme (PGWP)
Le PGWP est un document non renouvelable. Si vous en avez déjà reçu un, vous ne pourrez pas bénéficier de nouveau d’un tel permis après avoir complété un nouveau programme d’études. Cela limite vos options une fois vos études achevées.
FAQ
1. Quelles sont les conditions pour obtenir un permis d’études au Canada?
Pour obtenir un permis d’études, vous devez être accepté dans un établissement d’enseignement désigné, prouver que vous disposez de ressources financières suffisantes pour payer vos études et votre subsistance, et démontrer votre intention de quitter le Canada à la fin de vos études.
2. Quel est l’impact d’un diplôme canadien sur les parcours de résidence permanente?
Avoir un diplôme d’un établissement canadien peut améliorer votre score CRS et vous rendre éligible à plus de programmes de nomination provinciale. Cela facilite également l’accès à des offres d’emploi, augmentant ainsi vos chances de recevoir une Invitation à postuler.
3. Que se passe-t-il si mon permis de travail expire avant que je ne reçoive mon permis d’études?
Vous devez faire une demande de permis d’études avant l’expiration de votre permis de travail. Si vous attendez trop longtemps et que votre permis expire, vous pourriez perdre votre statut au Canada et devoir quitter le pays.
