Pour les étudiants internationaux qui souhaitent s’établir au Canada en tant que résidents permanents après leurs études, la récente réduction des admissions au programme d’études internationales pourrait jouer en leur faveur. Facilement surprenant, n’est-ce pas ?
En dépit d’une diminution des cibles d’admission pour les résidents permanents en 2025 comparée à 2024, le contexte actuel rend la compétition de plus en plus féroce, notamment à travers le système Express Entry. Cependant, la situation présente plusieurs avantages pour les futurs étudiants internationaux.
Des cibles d’admission réduites allègent la concurrence
Les étudiants internationaux qui arrivent au Canada constateront une baisse de la concurrence pour obtenir la résidence permanente, car le nombre d’admissions a chuté de 49 %, passant de 305 900 en 2025 à 155 000 en 2026. Pendant ce temps, les cibles pour les résidents permanents économiques ont légèrement augmenté de 3 %.
Il est légitime de s’interroger sur la façon dont ces étudiants peuvent s’attendre à bénéficier de cette situation, notamment quand les scores de sélection pour la résidence permanente ont atteint des niveaux records. En réalité, il est essentiel de penser à cette génération d’étudiants dans une perspective de six à sept ans.
En effet, un diplôme de baccalauréat canadien est un atout considérable dans la course à la résidence permanente. Ce diplôme permet non seulement d’éviter des exigences spécifiques liées au permis de travail post-diplôme, mais il offre également une validité de trois ans pour ce permis, tout en ajoutant 30 points de bonus au système de classement global (CRS) canadien.
La plupart des programmes de baccalauréat au Canada durent quatre ans, ce qui signifie que de nombreux étudiants de la cohorte de 2026 seront en mesure d’obtenir un PGWP de trois ans à l’issue de leurs études. Pour ceux n’ayant pas d’expérience de travail antérieure au Canada, l’éligibilité à la catégorie de l’expérience canadienne (CEC) se présentera seulement cinq années plus tard.
Le focus sur les candidats de la CEC favorise ceux titulaires de PGWP
Les titulaires d’un PGWP peuvent s’attendre à bénéficier d’une position favorable pour accéder à la résidence permanente, si les politiques de sélection actuelles demeurent. Depuis avril 2024, les tirages généraux pour la résidence permanente ont cessé, les invitations étant désormais attribuées principalement aux candidats de la CEC.
Le CEC requiert une année d’expérience de travail qualifiée au Canada, expérience qui ne peut pas être acquise en étant étudiant à plein temps. Ainsi, obtenir un permis de travail initial constitue une étape cruciale pour répondre à cette exigence.
Un étudiant international qui décroche un PGWP est généralement éligible à un permis de travail ouvert pour une durée maximale de trois ans, ce qui leur permet de s’intégrer plus facilement sur le marché du travail canadien.
Élimination des points bonus pour l’emploi arrangé
Auparavant, le système Express Entry attribuait des points additionnels pour les candidats ayant un emploi arrangé, mais cette option a été supprimée. Ainsi, les candidats ayant un permis de travail fixe ne bénéficient plus d’un avantage sur les diplômés possédant un PGWP.
Réductions dans le programme des travailleurs étrangers temporaires
Les récentes diminutions des admissions dans le programme des travailleurs étrangers temporaires (TFWP) favorisent également les étudiants internationaux. Moins de titulaires de permis TFWP signifie moins de concurrence pour accumuler l’expérience nécessaire pour la CEC.
Les titulaires de permis TFWP, ayant souvent plusieurs années d’expérience professionnelle qualifiée à l’étranger, sont plus susceptibles de maximiser leurs points CRS en raison de leur expérience. En revanche, beaucoup d’étudiants internationaux entrent sur le marché du travail sans expérience significative, voire avec des emplois moins qualifiés.
FAQ
1. Quels sont les critères d’éligibilité pour obtenir un permis de travail post-diplôme (PGWP) au Canada ?
Pour être éligible à un PGWP, l’étudiant doit avoir terminé un programme d’études d’une durée de huit mois ou plus dans un établissement d’enseignement désigné. Le programme doit mener à un diplôme, un certificat ou un autre type de qualification.
2. Quels avantages un diplôme canadien offre-t-il lors de la demande de résidence permanente ?
Avoir un diplôme canadien augmente considérablement la probabilité de réussite lors de la demande de résidence permanente. En plus des points CRS, les diplômés bénéficient souvent d’une meilleure intégration professionnelle et sociale, ce qui renforce leur candidature.
3. Que se passe-t-il si je ne trouve pas d’emploi après l’obtention de mon PGWP ?
Il est crucial de commencer à chercher un emploi dès l’obtention de votre PGWP. Si vous ne parvenez pas à trouver un emploi dans votre domaine, envisagez de suivre des cours supplémentaires ou des stages pour améliorer votre employabilité. Les politiques de la CEC nécessitent une année d’expérience de travail qualifiée pour être éligible à la résidence permanente, donc maximiser vos possibilités est essentiel.
