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Canada, pays le plus heureux du G7

Dans le rapport mondial sur le bonheur de 2025, le Canada a été désigné comme le pays le plus heureux du G7.

Depuis plusieurs années, le Canada se distingue dans ces classements, se maintenant régulièrement parmi les nations les plus heureuses tant dans le G7 que dans le G20.

Classement mondial du bonheur 2025

Pour l’année 2025, le Canada occupe le 18e rang dans le classement mondial du bonheur, marquant un léger recul par rapport à sa 15e position en 2024.

Ce déclassement n’est pas isolé, car tous les pays du G7 ont enregistré des baisses similaires au cours des cinq dernières années. Par exemple, les États-Unis se classent cette année au 24e rang, tandis que le Royaume-Uni est au 23e. À noter également, l’Allemagne, qui se trouvait au-dessus du Canada en 2021, est maintenant en 22e position.

Voici un aperçu des classements canadiens entre 2021 et 2024 :

AnnéeClassement mondial du bonheur
202011
202114
202215
202313
202415

Pour la huitième année consécutive, la Finlande se maintient en tête de ce classement mondial, illustrant la prédominance des pays scandinaves dans le top 10.

En 2025, six des dix nations les plus heureuses se trouvent en Scandinavie, soulignant la constance de cette tendance.

Trouvons ci-dessous le tableau des 10 pays les mieux classés en 2025 avec leurs scores d’évaluation de vie :

RangPaysScore d’évaluation de vie
1Finlande7.736
2Danemark7.521
3Islande7.515
4Suède7.345
5Pays-Bas7.306
6Costa Rica7.274
7Norvège7.262
8Israël7.234
9Luxembourg7.122
10Mexique6.979
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Méthodologie

Le classement mondial sur le bonheur repose sur une évaluation approfondie du bien-être subjectif, considéré à travers trois indicateurs principaux :

  • Évaluations de vie ;
  • Émotions positives ;
  • Émotions négatives.

Évaluations de vie

La méthode de classement encourage les répondants à réfléchir sur leur propre bien-être, en mettant l’accent sur une approche qui leur permet de donner leur avis personnel.

Bien que plusieurs facteurs puissent influencer ces évaluations de vie, certains éléments comme le chômage ou l’inégalité ne sont pas pris en compte, en raison de l’absence de données comparables.

Les évaluations de vie constituent le principal critère utilisé pour ces classements, car elles sont jugées comme l’indicateur le plus fiable de qualité de vie. Les scores sont calculés sur une moyenne sur trois ans pour garantir une cohérence dans les résultats.

Les données proviennent du Gallup World Poll, où les participants notent leur vie sur une échelle appelée l’échelle de Cantril*. Cette échelle va de 0 à 10, 10 signifiant une vie optimale et 0 une vie très insatisfaisante.

En plus de ce système d’évaluation, des mesures supplémentaires basées sur des perceptions comme :

  • Soutien social ;
  • Liberté ;
  • Générosité ;
  • Corruption.

*L’échelle de Cantril permet aux répondants de se positionner par rapport à leur bien-être individuel. Cette approche subjective rejoint les efforts d’organisations telles que l’OCDE pour mesurer le bien-être et établir des indicateurs d’évaluation des progrès nationaux.

Émotions positives et négatives

Les émotions sont évaluées à travers deux catégories, chacune comprenant trois sous-catégories :

  • Émotions Positives : Évaluation des expériences de rire, de joie, et d’intérêt ;
  • Émotions Négatives : Évaluation des sentiments d’inquiétude, de tristesse, et de colère.

Bien que ces auto-évaluations émotionnelles contribuent à l’élaboration du classement, les évaluations de vie restent privilégiées pour des comparaisons internationales en raison de leur stabilité et de leur richesse informative.

Les nouveaux arrivants au Canada sont-ils heureux ?

Bien qu’il existe peu de recherches ciblées sur le bonheur des nouveaux arrivants au Canada, celles qui existent révèlent des tendances encourageantes. Une étude de 2024, menée par Pollara Strategic Insights avec 1 507 nouveaux arrivants, montre que 79 % d’entre eux se déclarent “globalement heureux au Canada”.

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Malgré ce manque de recherche spécifique, de nombreuses études documentent les perceptions des nouveaux arrivants concernant leur bonheur.

Des enquêtes de Statistique Canada indiquent que, généralement, ces individus ressentent une forte appartenance à leurs communautés locales et au Canada dans son ensemble. Ce sentiment d’appartenance est souvent lié à leur qualité de vie et à leur intégration sociale.

Il est intéressant de noter que les nouveaux arrivants expriment souvent des sentiments d’appartenance plus prononcés que la population canadienne née sur place, et ces sentiments varient selon les régions.

Appartenance aux communautés locales

Une étude de 2022 concernant le sentiment d’appartenance des immigrants a révélé que :

  • 50 % des nouveaux arrivants (venus au cours des cinq dernières années) se sentent fortement liés à leur communauté locale.
  • 48 % des immigrants de longue date (arrivés depuis plus de cinq ans) ressentent également un fort sentiment d’appartenance.

À titre de comparaison, 46 % des Canadiens d’origine expriment un sentiment similaire.

Appartenance au Canada

Une étude de 2023 a mis en évidence des variations régionales dans le sentiment d’appartenance des immigrants au Canada. Les résultats montrent que :

Les immigrants vivant dans les provinces de l’Atlantique et en Ontario éprouvent un sentiment plus fort d’appartenance nationale.

En revanche, ceux de Colombie-Britannique et d’Alberta affichent un sentiment d’appartenance plus faible comparativement à leurs homologues de l’Ontario et des provinces atlantiques.

Dans le cas de l’Alberta, ce faible sentiment d’appartenance s’explique par divers facteurs tels que :

  • Caractéristiques sociodémographiques (années depuis l’arrivée, groupes de population, âge et éducation) ;
  • Perceptions de discrimination ;
  • Conditions structurelles, y compris les taux de chômage, le revenu médian et la taille de la population immigrante.
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Si ces facteurs étaient uniformisés, les immigrants en Alberta pourraient avoir une perception d’appartenance similaire à ceux en Ontario.

Dans la Colombie-Britannique, les raisons de cette différence ne peuvent toutefois pas être expliquées par les mêmes facteurs que pour l’Alberta. Même en tenant compte des caractéristiques sociodémographiques, de la discrimination et des conditions structurelles, les immigrants en Ontario sont davantage enclins à décrire un très fort sentiment d’appartenance au Canada que ceux de Colombie-Britannique.

Malgré ces disparités régionales, les immigrants en Ontario et dans les provinces atlantiques rapportent régulièrement une vision très positive de leur appartenance au Canada. En effet, ils sont aussi plus susceptibles que les Canadiens nés sur place de faire état d’un très fort sentiment d’appartenance.

FAQ

1. Quels facteurs influencent le classement mondial du bonheur ?

Les classements sont basés sur une évaluation subjective du bien-être, tirée d’enquêtes mesurant la satisfaction de vie, les émotions positives et négatives des individus. Cela inclut l’évaluation personnelle de leur qualité de vie, sans prendre en compte des facteurs comme le chômage ou l’inégalité, qui peuvent varier considérablement d’un pays à l’autre.

2. Où le Canada se situe-t-il par rapport aux autres pays dans le classement du bonheur en 2025 ?

Pour 2025, le Canada se classe 18e sur la scène mondiale, marquant une baisse par rapport à sa position précédente de 15e en 2024. Ce déclin est partagé avec d’autres pays du G7, montrant une tendance générale de baisse du bonheur dans cette région.

3. Quel est le sentiment d’appartenance des nouveaux arrivants au Canada ?

Selon une étude de 2024, environ 79 % des nouveaux arrivants au Canada se déclarent globalement heureux. Les recherches montrent également que beaucoup d’entre eux ressentent un fort sentiment d’appartenance à la fois à leurs communautés locales et à la nation dans son ensemble, bien que cette appartenance varie selon les régions et les caractéristiques sociodémographiques.