Selon une nouvelle enquête, le Canada s’affirme comme la première destination d’études pour les étudiants internationaux, selon une moyenne pondérée. En effet, 94 % des futurs étudiants interrogés ont exprimé un certain intérêt à poursuivre leurs études au Canada, ce qui constitue le chiffre le plus élevé parmi tous les pays concernés.
Par ailleurs, 65 % des personnes sondées ont révélé qu’elles envisageaient uniquement de se rendre dans l’un des six pays sélectionnés, incluant le Canada, une augmentation de huit points par rapport à l’enquête de printemps de l’année précédente.
Les résultats de cette enquête, intitulée Student Pulse Survey, ont été نشرé par ApplyBoard le 26 mars 2025.
Le Canada fait toujours partie des quatre pays les plus prisés par les étudiants internationaux, aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, et de l’Australie, communément appelés les “Big Four”.
Les données montrent que plus d’étudiants ont déclaré être “très intéressés” ou “modérément intéressés” à étudier au Canada par rapport aux autres nations du groupe. Bien que les États-Unis aient légèrement devancé le Canada avec trois points de pourcentage pour ceux qui sont “extrêmement intéressés”, le Canada reste le leader quand on prend en compte l’ensemble des niveaux d’intérêt.
Comparativement à l’enquête de printemps 2024, l’intérêt “très élevé” pour le Canada a crû de deux points, tandis que le nombre d’étudiants présentant un intérêt modéré a bondi de 8 % à 12 % cette année.
Le Canada s’est également démarqué avec le plus faible pourcentage d’étudiants exprimant un désintérêt pour ce pays (6 %), tandis que d’autres destinations affichent des niveaux de désintérêt plus élevés.
En plus des trois premières destinations mentionnées, l’Allemagne et l’Irlande occupent respectivement la cinquième et la sixième place.
Les résultats de l’enquête révèlent que seulement 35 % des participants envisagent de se diriger vers des pays en dehors de ces six options privilégiées.
Facteurs clés influençant l’intérêt des étudiants
Lorsqu’il s’agit de choisir leur programme d’études et leur pays d’accueil, les étudiants basent leurs décisions sur cinq critères principaux :
- Des frais de scolarité abordables (77 %) ;
- Un taux d’emploi élevé des diplômés (57 %) ;
- Un programme menant à une carrière choisie (49 %) ;
- Un enseignement de qualité (47 %) ;
- La réputation du programme (45 %).
La question de l’accessibilité financière s’avère cruciale pour de nombreux étudiants lorsqu’ils choisissent leur destination d’études. En raison de préoccupations financières, un peu plus d’un quart des étudiants internationaux envisagent de changer leur projet d’études initial.
Parmi les alternatives considérées, plusieurs pays européens tels que le Danemark, la Finlande et les Pays-Bas se distinguent en tant qu’options favorites pour leurs frais de scolarité souvent moins élevés que ceux des six pays leaders. De plus, 11,3 % des répondants envisagent de se tourner vers des programmes plus courts, comme des diplômes de trois ans, afin de gérer les coûts.
Malgré ces préoccupations budgétaires, seulement 9 % des étudiants envisagent de reporter leurs études à une date ultérieure.
Intérêt croissant pour certains niveaux d’études
Comparativement à l’enquête de printemps 2024, une hausse d’intérêt pour les programmes de deuxième cycle est à noter parmi les étudiants internationaux. Plus de la moitié des répondants (57 %) envisagent de poursuivre un master, une progression d’environ 7 points depuis l’année précédente.
L’intérêt pour les doctorats a également augmenté de quatre points. En revanche, d’autres niveaux de formation ont vu une baisse d’intérêt bien que davantage d’étudiants se disent intéressés par ces derniers :
- Diplômes de premier cycle (29,3 % contre 25,5 %) ;
- Certificats ou diplômes de troisième cycle (20,9 % contre 18 %) ;
- Certificats ou diplômes de premier cycle (14,7 % contre 12 %).
Une fois leur diplôme en poche, les carrières les plus citées par les étudiants en termes d’intérêt sont :
- Ingénierie ;
- Soins infirmiers et plus généralement secteur de la santé.
Ensuite, les métiers de “conférencier”, “chercheur” et “ressources humaines” se partagent la troisième position.
Impact des changements gouvernementaux sur l’intérêt
La récente politique canadienne limitant les demandes de permis d’études ne semble pas avoir freiné l’intérêt pour le Canada en tant que destination d’études. En 2025, 437 000 permis ont été approuvés, alors qu’ils étaient 517 410 en 2024. Néanmoins, 30 % des étudiants internationaux affirment que leur intérêt pour le Canada a augmenté en conséquence de ces changements, tandis que 18 % indiquent une augmentation “quelque peu” de cet intérêt.
Près de 29 % des étudiants internationaux estiment que les récentes modifications politiques n’ont aucun impact sur leur intention d’étudier au Canada.
Cela est logique : le durcissement des conditions d’octroi de permis d’études renforce la valeur de l’éducation canadienne.
Une diminution du nombre de diplômés internationaux fait également que le marché de l’emploi devient moins compétitif pour ceux qui souhaitent travailler au Canada avec un permis de travail post-diplôme (PTPD) après leurs études.
Les changements législatifs ont eu un impact significatif sur l’intérêt des étudiants pour le Canada, tout comme pour les États-Unis, deux des pays faisant partie des Big Four.
Procédure de demande de permis d’études
Pour étudier dans un établissement canadien pendant plus de six mois, il est essentiel d’obtenir un permis d’études auprès d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
Pour ce faire, il faut respecter certaines conditions d’éligibilité établies par l’IRCC.
De plus, il est nécessaire de ne pas être inadmissible au Canada pour des raisons criminelles ou médicales, et de convaincre un agent d’immigration de votre intention de résidence temporaire.
La plupart des ressortissants étrangers doivent faire leur demande de permis d’études depuis l’extérieur du Canada. Toutefois, certains, comme les citoyens américains, ont la possibilité de faire cette demande depuis le Canada ou à un point d’entrée.
À noter : les délais de traitement des demandes de permis peuvent varier en fonction de plusieurs facteurs, y compris le pays d’origine.
Les voies d’immigration par le biais des études
Si vous terminez vos études dans un établissement canadien reconnu, vous pourriez être éligible pour un permis de travail post-diplôme (PTPD). Ces permis sont des autorisations de travail ouvertes, ce qui signifie qu’ils ne sont pas liés à un employeur spécifique.
Les PTPD peuvent durer jusqu’à trois ans, selon la longueur de votre programme d’études, ce qui permet d’acquérir une expérience de travail au Canada et potentiellement d’obtenir une offre d’emploi.
Avoir de l’expérience professionnelle canadienne est un atout qui renforce votre profil dans le cadre des cheminements d’immigration économique, comme le système Entrée Express et les programmes de candidats provinciaux (PCP) améliorés.
Pensez à ce qui suit pour l’Entrée Express : en obtenant un PTPD pour sa durée maximale (trois ans) et en travaillant pendant ce temps, vous pouvez accumuler 64 points dans le cadre du Système de classement global (SCG).
De plus, grâce à des facteurs de transfert de compétences, vous pouvez obtenir :
- Jusqu’à 50 points SCG pour deux ans au moins d’expérience de travail canadienne et d’éducation postsecondaire ;
- 39 points SCG pour trois ans d’expérience de travail à l’étranger et deux années d’expérience de travail canadienne.
Si votre projet est de venir étudier pour immigrer, veillez à ce que votre programme réponde aux exigences nécessaires pour obtenir un PTPD.
Vous avez jusqu’à 180 jours après l’obtention de votre diplôme pour faire votre demande de PTPD.
FAQ
1. Quelles sont les conditions pour postuler à un permis d’études au Canada ?
Pour obtenir un permis d’études au Canada, vous devez être accepté dans un établissement d’enseignement désigné, prouver que vous disposez des ressources financières nécessaires pour vous soutenir ainsi que le paiement des frais de scolarité, et montrer votre intention de quitter le Canada à l’expiration de votre permis. Vous ne devez pas être inadmissible pour des problèmes criminels ou médicaux.
2. Quels sont les frais typiques associés à l’étude au Canada ?
Les frais de scolarité au Canada varient selon le programme et l’établissement. En général, les étudiants étrangers peuvent s’attendre à payer entre 7 000 et 29 000 CAD par an. En plus des frais de scolarité, il faut également tenir compte des coûts de la vie, qui peuvent varier en fonction de la ville choisie.
3. Quel type de travail est permis avec un permis de travail post-diplôme ?
Le permis de travail post-diplôme (PTPD) au Canada est un permis ouvert, ce qui signifie que vous pouvez travailler pour n’importe quel employeur au Canada. Il n’y a pas de restrictions sur le type d’emploi que vous pouvez occuper, tant que le travail est légal. La durée du PTPD dépend de la durée de votre programme d’études, pouvant aller jusqu’à trois ans.
