La province de la Colombie-Britannique a récemment annoncé des mesures novatrices pour renforcer l’intégrité de son programme destiné aux étudiants internationaux. Le ministère de l’Éducation postsecondaire et des Compétences futures a publié un communiqué détaillant ces nouvelles normes et protections, qui incluent un code de conduite intitulé « Éducation Assurance Qualité » (EQA).
Un des principaux axes de l’EQA est l’imposition d’un seuil de 30 % pour l’inscription d’étudiants internationaux dans les établissements d’enseignement désignés (DLIs) publics de la province. Ce quota ne s’applique pas aux institutions privées. Selon un représentant du ministère, de nombreuses écoles publiques de la Colombie-Britannique affichent déjà un taux d’inscription d’étudiants internationaux en deçà de cette limite.
Concernant la gestion de ces nouvelles directives, le ministère a indiqué qu’il fournirait aux établissements un délai d’adaptation pour ajuster leurs stratégies de recrutement. Les institutions concernées devront consulter leur plan stratégique d’éducation internationale afin de répondre à cette exigence.
En 2024, la Colombie-Britannique a reçu une allocation de 83 000 lettres d’attestation provinciales (PALs), qui confirment l’acceptation d’un étudiant au sein d’un DLI. Ces lettres sont désormais un passage nécessaire pour obtenir un permis d’études, un processus encadré par le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, qui a mis en place des plafonds pour le traitement des demandes de permis d’études au cours des deux prochaines années.
La province est la troisième plus peuplée du Canada, après l’Ontario et le Québec. Pour 2024, 53 % des PALs seront attribués aux établissements publics tandis que 47 % iront aux institutions privées.
Frais transparents pour les étudiants internationaux
Dans le but d’améliorer la visibilité des coûts liés à l’éducation, le gouvernement de la Colombie-Britannique exigera des DLIs qu’ils affichent clairement les frais de scolarité pour la durée totale des études. Cela permettra aux futurs étudiants de mieux se préparer financièrement et de planifier leur séjour au Canada.
Les étudiants internationaux jouent un rôle crucial dans l’économie canadienne. Un rapport de Global Affairs Canada a révélé que leurs dépenses ont dépassé 37 milliards de dollars en 2022. Les données de Statistique Canada indiquent également qu’au cours de l’année académique 2023/2024, les étudiants de premier cycle internationaux ont déboursé en moyenne 38 081 dollars uniquement pour les frais de scolarité. Aujourd’hui, la province accueille environ 111 900 étudiants internationaux dans des institutions publiques.
Normes à respecter
L’EQA impose que tous les établissements, tant publics que privés, doivent atteindre ou dépasser les normes de qualité institutionnelle fixées par la province. Ces exigences incluent l’élaboration de plans stratégiques en matière d’éducation internationale, l’amélioration des services aux étudiants, un soutien en matière de logement, ainsi que des normes visant à protéger les étudiants autochtones et nationaux.
Ces nouvelles obligations s’inscrivent dans un cadre administratif plus large, mis en place par la province depuis janvier dernier, qui visait à suspendre la croissance du nombre de DLIs, à exercer un contrôle accru sur les institutions privées et à renforcer la conformité et les actions d’application des règles. Ces mesures sont considérées comme la phase 2 des réformes en cours.
Les DLIs qui respecteront le code désigné recevront une accréditation EQA, tandis que ceux qui ne seront pas en conformité verront leur désignation retirée, les empêchant ainsi d’accepter des étudiants internationaux.
FAQ
1. Quel est l’objectif principal de l’EQA en Colombie-Britannique ?
L’EQA vise à établir des normes élevées et à introduire des protections pour garantir que les établissements d’enseignement désignés respectent des critères de qualité dans l’éducation des étudiants internationaux. Cela inclut la limitation de l’inscription d’étudiants internationaux à 30 % dans les institutions publiques.
2. Qui est concerné par la limite de 30 % d’inscription d’étudiants internationaux ?
Cette limite s’applique exclusivement aux établissements publics désignés (DLIs) de la province de la Colombie-Britannique. Les institutions privées ne sont pas soumises à cette règle.
3. Comment la Colombie-Britannique gère-t-elle les allocations de lettres d’attestation provinciales (PALs) ?
Les PALs sont allouées sur la base de la population de chaque province. Pour 2024, 53 % des PALs seront attribués aux établissements publics, tandis que 47 % iront aux institutions privées, facilitant ainsi l’accès des étudiants aux programmes éducatifs.
