Entrée express

Comment les étudiants internationaux peuvent accélérer leur accès à la résidence permanente au Canada

Les étudiants internationaux désireux de vivre au Canada peuvent obtenir leur résidence permanente (RP) plusieurs années plus tôt en faisant preuve d’anticipation. Prenons l’exemple fictif de deux étudiants, Lila et Noé : grâce à une bonne planification, Lila parvient à obtenir sa RP trois ans avant Noé, malgré des débuts identiques.

Lila reçoit sa RP trois ans avant Noé

Lila et Noé arrivent au Canada à 18 ans pour étudier en informatique. Tous deux ont un niveau de langue anglaise équivalent au Canadian Language Benchmark (CLB) 9 et n’ont aucune compétence en français. Ils sont tous les deux célibataires et envisagent d’obtenir leur résidence permanente après leur diplôme. La différence réside dans leurs actions durant leurs études, qui influenceront leur parcours professionnel ultérieur.

Lila : la visionnaire

Avant même son arrivée, Lila se penche sur le système d’Entrée Express, qui est le principal moyen pour les diplômés internationaux d’accéder à la RP au Canada. Elle s’intéresse au Système de classement global (SCG), qui sert à évaluer les candidats dans l’étang d’Entrée Express, et réfléchit aux éléments qu’elle peut maîtriser.

Bien que son âge et son niveau d’éducation soient fixes, d’autres facteurs tels que son niveau de langue, son expérience professionnelle et son éligibilité pour les tirages par catégorie peuvent être optimisés. En s’appuyant sur ses recherches, Lila prend quatre décisions stratégiques.

A lire aussi :  Le score de CRS atteint un nouveau bas sur deux ans dans le dernier tirage de la Classe de l'Expérience Canadienne.

Inscription à un programme de stage coopératif de cinq ans

Lila choisit un programme d’éducation coopérative de cinq ans en informatique, alternant entre semestres académiques et expériences professionnelles rémunérées au Canada. Bien qu’elle termine son diplôme à 23 ans au lieu de 22, elle acquiert un atout majeur : une solide expérience de mise en réseau avec des employeurs canadiens qui recrutent des diplômés internationaux. Chaque stage est pour elle une occasion de démontrer ses compétences.

Elle participe également à des foires de l’emploi et à des événements de réseautage, multipliant ainsi ses contacts professionnels. À la fin de son cursus, elle reçoit plusieurs offres d’emploi de la part d’employeurs déjà familiarisés avec son travail.

Amélioration de son anglais de CLB 9 à CLB 10

Lila sait que l’amélioration de son niveau de langue peut l’aider à obtenir des points supplémentaires dans le SCG. En élevant son niveau d’anglais à CLB 10, elle ajoute 12 points à son score, ce qui renforce sa position dans la compétition.

Elle se prépare soigneusement et repasse son test de langue avant de terminer ses études.

Accumulation d’expérience professionnelle étrangère grâce au travail à distance

Dans un choix inhabituel, Lila décide de travailler à distance pour une entreprise située hors du Canada, une pratique permise par IRCC, ce qui ne compte pas dans la limite horaire de travail extra-universitaire. En travaillant à raison de 10 heures par semaine dans un rôle lié à la cybersécurité, elle cumule 1 560 heures d’expérience, l’équivalent d’une année de travail à temps plein, ce qui lui permet d’engranger des points de transférabilité de compétences qui pourraient passer inaperçus pour d’autres candidats.

Concentration sur une profession éligible au STEM

Lila choisit soigneusement de se concentrer sur une carrière en cybersécurité, un domaine qui a historiquement moins de concurrence pour les tirages de RP. Cela lui permet d’accéder à des tirages ayant des seuils de SCG généralement plus bas. De cette manière, Lila s’assure que ses stages et ses recherches d’emploi sont alignés sur une profession à la demande.

A lire aussi :  2025 : Bilan de l'Express Entry – Invitations et évolutions majeures

Après avoir obtenu son diplôme, elle reçoit immédiatement une offre d’un de ses précédents employeurs de stage et commence à travailler dès la validation de son permis de travail post-diplôme, un document de trois ans. Ce délai est crucial car il lui permet d’accumuler de l’expérience professionnelle nécessaire à son éligibilité pour la RP.

Le score SCG de Lila après un an d’expérience canadienne :

FacteurPoints
Capital humain
Âge (24)110
Éducation (diplôme de 3 ans et plus)120
Langue 1 — Anglais CLB 10136
Expérience de travail canadienne (1 an)40
Total SCG512

Avec un score de 512, Lila dépasse le seuil de CEC requis.

En seulement 14 mois après la remise de son diplôme, elle reçoit une invitation à demander la RP, devenant ainsi résidente permanente à l’âge de 24 ans.

Noé : le nonchalant

Noé, de son côté, suit un cursus standard de quatre ans en informatique sans stage coopératif. Il ne s’informe pas sur les voies d’accès à la RP pendant ses études. Il ne participe pas à des événements de réseautage et n’améliore pas ses compétences linguistiques. Après deux tentatives ratées pour décrocher un stage en été, il accepte un emploi temporaire sans rapport avec son domaine.

À sa graduation, il a le même diplôme mais aucune expérience professionnelle. Au terme de trois mois sans offre, il fait un travail alimentaire pour payer son loyer. Ce poste ne compte pas pour les critères de CEC.

Cinq mois plus tard, il parvient à décrocher un poste de développeur Full-stack, mais ne vérifie pas si cela répond aux exigences de RP. En raison d’une décision de l’administration, le développement web a été exclu des métiers éligibles au STEM, ce qui complique encore ses démarches.

A lire aussi :  Êtes-vous éligible pour la nouvelle catégorie Santé et Services Sociaux d'Express Entry ?

Le score SCG de Noé après un an d’expérience canadienne :

FacteurPoints
Capital humain
Âge (24)110
Éducation (diplôme de 3 ans et plus)120
Langue 1 — Anglais CLB 9124
Expérience de travail canadienne (1 an)40
Total SCG462

À 462, Noé est toujours en deçà du seuil requis. Après un parcours professionnel tumultueux, il réussit à obtenir un nouveau permis de travail grâce à une évaluation d’impact sur le marché du travail pour son emploi.

Le score SCG de Noé après trois ans d’expérience canadienne :

FacteurPoints
Capital humain
Âge (26)110
Éducation (diplôme de 3 ans et plus)120
Langue 1 — Anglais CLB 10136
Expérience de travail canadienne (3 ans)64
Total SCG510

FAQ

1. Quels sont les principaux facteurs influençant le score au Système de classement global (SCG) ?

Le SCG est établi sur plusieurs critères, incluant l’âge, le niveau d’éducation, l’expérience de travail canadienne et la maîtrise de la langue. Améliorer sa maîtrise de l’anglais ou du français peut augmenter significativement votre score. De même, avoir de l’expérience professionnelle pertinente au Canada est crucial.

2. Comment les stages coopératifs aident-ils à obtenir la résidence permanente ?

Les stages coopératifs permettent aux étudiants de forger des liens professionnels avec des employeurs potentiels. Bien qu’ils ne comptent pas directement comme expérience canadienne pour le critère CEC, ces interactions facilitent la recherche d’un emploi à la sortie des études, augmentant ainsi les chances d’obtenir la résidence permanente rapidement.

3. Quelles sont les conditions d’éligibilité pour améliorer ses compétences linguistiques en anglais ?

Pour bénéficier de points supplémentaires, les étudiants doivent passer un test de langue reconnu, comme l’IELTS ou le CELPIP, et atteindre un niveau de CLB minimum. Les points varient selon les compétences (compréhension orale, orale, écrite, et lecture) et peuvent considérablement influencer le score final au SCG.