Si vous envisagez d’obtenir la résidence permanente au Canada par le biais d’un parcours de migration basé sur les études, plusieurs stratégies peuvent vous donner un avantage conséquent sur les autres candidats.
- Avoir de l’expérience professionnelle qualifiée dans votre pays d’origine avant de vous installer au Canada;
- Obtenir un master au Canada;
- Suivre un diplôme grâce à un programme de stage intégré.
Il est judicieux de commencer à planifier votre projet de résidence permanente même avant de mettre les pieds au Canada, en évaluant votre admissibilité et votre compétitivité pour les principales voies de résidence permanente.
Acquérir de l’expérience professionnelle avant votre arrivée au Canada
Pour maximiser vos chances d’obtenir la résidence permanente, il est précieux de compléter des années d’expérience professionnelle qualifiée dans votre pays natal avant de vous diriger vers le Canada.
Le système phare du Canada pour sélectionner les résidents permanents, appelé Entrée express, accorde des points supplémentaires aux candidats ayant une expérience de travail à l’étranger dans le cadre des facteurs de transférabilité des compétences.
À l’exception des ouvriers qualifiés qui peuvent obtenir un certificat de qualification, disposer de deux à trois ans d’expérience à l’international reste la seule manière d’optimiser les 100 points pour le facteur de transférabilité des compétences selon le Système de classement global (SCG).
Il est essentiel de noter que l’expérience est considérée comme qualifiée en fonction des tâches que vous avez effectuées, et non du titre de votre poste.
Le gouvernement canadien classifie une expérience comme qualifiée si elle appartient aux quatre premières catégories du Système national de classification des professions (NOC), qui englobe les catégories d’éducation, de formation, d’expérience et de responsabilités (TEER) 0, 1, 2 ou 3.
Obtenir un baccalauréat dans votre pays, puis un master au Canada
Se déplacer au Canada uniquement pour un programme de master présente plusieurs bénéfices.
Tout d’abord, cela peut faciliter l’obtention d’une expérience de travail qualifiée, en vous permettant de terminer votre baccalauréat dans votre pays d’origine, ce qui vous ouvrira des portes à des postes plus élevés.
De plus, un master peut représenter un meilleur rapport qualité-prix et un gain de temps par rapport à un baccalauréat, car les programmes de master canadiens durent généralement un à deux ans, contre une durée standard de quatre ans pour les baccalauréats.
Les programmes de master incluent souvent des aides financières substantives pour les étudiants internationaux, couvrant parfois la totalité des frais de scolarité et une partie des frais de subsistance.
Un programme de master d’une année ouvre également droit à un permis de travail post-diplôme de trois ans, un permis de travail ouvert délivré une fois aux diplômés internationaux.
Les programmes de master sont exemptés des exigences de champ d’études pour le permis de travail post-diplôme, permettant aux diplômés de bénéficier d’un PGWP peu importe leur domaine d’études.
En terminant un master dans une institution canadienne, les étudiants obtiennent également un bonus de 30 points pour leur formation canadienne en seulement un ou deux ans, au lieu d’attendre trois ans pour des titres émis par des programmes de baccalauréat ou de collège.
Participer à un programme de stage intégré
Pour de nombreux étudiants internationaux, décrocher un emploi qualifié au Canada après l’obtention de leur diplôme est souvent un défi majeur, tant sur le plan économique que pour accéder à des programmes de résidence permanente.
Participer à un programme de stage intégré peut être un atout considérable pour débuter votre carrière au Canada, surtout si vous poursuivez un baccalauréat.
Les programmes de stage sont généralement constitués d’alternances entre périodes d’études et périodes de travail rémunérées auprès d’employeurs canadiens, en adéquation avec votre domaine d’études.
Ces expériences de travail permettent aux étudiants de soutenir leurs études financièrement, tout en acquérant une expérience canadienne précieuse et en tissant des liens avec des employeurs de leur secteur.
Les étudiants qui réussissent bien dans leur stage ont souvent la chance de recevoir des offres d’emploi après l’obtention de leur diplôme, facilitant ainsi leur insertion dans le monde du travail canadien.
Sachez cependant que l’expérience professionnelle acquise en tant qu’étudiant à plein temps ne compte généralement pas pour les programmes de résidence permanente, mais elle contribue à préparer les candidats à une carrière réussie au Canada.
Les structures des programmes de stage peuvent varier considérablement d’un établissement à l’autre. Par exemple, à l’Université de Waterloo, un programme de baccalauréat avec stage pourrait s’étendre sur cinq ans, en alternant entre périodes de travail et d’études, tandis qu’un baccalauréat classique s’étendrait sur quatre ans avec des sessions d’été.
La planification en amont, un atout précieux
Le système d’immigration canadien n’offre aucune garantie, et les politiques peuvent changer à tout moment. Il est donc difficile de prévoir quel sera le système de sélection en vigueur lorsque vous postulerez pour votre permis d’études et de quelle façon cela influencera votre demande de résidence permanente une fois diplômé.
Cependant, le gouvernement canadien met systématiquement l’accent sur l’expérience professionnelle qualifiée, les études supérieures avancées et l’expérience de travail au Canada, car ces éléments contribuent à des résultats économiques plus solides pour les nouveaux résidents permanents.
Les étudiants internationaux qui envisagent d’optimiser leur parcours, de la demande de permis de études jusqu’à l’obtention de la résidence permanente, sont mieux armés pour se positionner avantageusement sur le marché canadien.
FAQ
1. Quels sont les critères pour que mon expérience de travail soit considérée comme qualifiée?
Pour qu’une expérience professionnelle soit qualifiée aux yeux du gouvernement canadien, elle doit appartenir à l’une des catégories TEER 0, 1, 2 ou 3. Cela signifie que les tâches que vous avez effectuées dans votre emploi précédent doivent correspondre à des emplois reconnus comme offrant des compétences spécialisées. Le titre de votre poste ne suffit pas; il est crucial que les responsabilités exercées soient en adéquation avec ces catégories.
2. Qu’est-ce qu’un permis de travail post-diplôme (PGWP)? Qui y a droit?
Le permis de travail post-diplôme (PGWP) est un permis de travail ouvert qui permet aux étudiants internationaux diplômés d’un programme d’études d’accéder au marché du travail canadien. Pour en bénéficier, l’étudiant doit avoir complété un programme d’au moins huit mois dans un établissement d’apprentissage désigné au Canada. Ce permis peut durer jusqu’à trois ans, en fonction de la durée du programme suivi, et ne nécessite pas un lien direct avec le domaine d’études pour le travail.
3. Quel est l’impact d’un programme de stage intégré sur ma carrière?
Participer à un programme de stage intégré vous permet d’acquérir une expérience précieuse qui peut faciliter votre insertion professionnelle après l’obtention de votre diplôme. Les stages vous donnent l’opportunité de travailler chez des employeurs canadiens, de développer votre réseau professionnel et de renforcer vos compétences dans votre domaine d’étude. De nombreux diplômés de ces programmes reçoivent des offres d’emploi de leurs employeurs de stage, ce qui les place en meilleure position sur le marché du travail canadien.
