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Cinq changements dans le système d’immigration canadien au 1er janvier 2026

Le premier janvier a marqué l’entrée en vigueur de plusieurs modifications importantes au Canada, touchant aussi bien les règles du travail que l’immigration des entrepreneurs.

Suppression de l’attestation provinciale ou territoriale pour les étudiants diplômés

Public concerné : Les étudiants étrangers souhaitant poursuivre un master ou un doctorat au Canada.

À compter du 1er janvier 2026, les étudiants de niveau master et doctorat inscrits dans un établissement d’enseignement désigné n’auront plus à présenter de lettre d’attestation provinciale ou territoriale pour obtenir leur permis d’études. Cette exigence, instaurée en 2024, servait à vérifier si les candidats étaient inclus dans le quota d’étudiants internationaux d’une province.

De ce fait, ces étudiants ne seront plus comptabilisés dans le plafond des permis d’études canadiens, ce qui facilitera leur venue. Les docteurs verront également leur demande traitée plus rapidement, avec un processus pouvant durer aussi peu que deux semaines.

Cette nouvelle mesure allège les démarches administratives pour les étudiants étrangers, qui peuvent maintenant soumettre leur demande même si le quota de permis d’études est atteint. Le coût initial de la demande sera également réduit, car l’obtention d’une attestation impliquait souvent de payer un dépôt à l’établissement pour confirmer leur intention de s’y inscrire.

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Suspension des nouvelles demandes pour le programme de visa de start-up

Public concerné : Les entrepreneurs étrangers désirant obtenir la résidence permanente au Canada.

Le 31 décembre à 23h59, le gouvernement a cessé d’accepter les nouvelles candidatures au programme de visa de start-up. Une exception s’applique aux personnes ayant déjà reçu un certificat d’engagement d’une organisation désignée, qui peuvent soumettre leur demande jusqu’au 30 juin 2026.

Le programme ne prendra plus de nouvelles demandes pour les permis de travail associés. Certains titulaires de ce permis pourront néanmoins demander une prolongation pendant que leur demande de résidence permanente est en cours.

Nouvelle initiative :

Ces changements visent à préparer la transition vers un nouveau programme pilote destiné aux entrepreneurs immigrants, dont les détails seront dévoilés en 2026.

Amélioration de la mobilité des travailleurs d’autres provinces en Ontario

Public concerné : Les professionnels certifiés dans d’autres provinces qui souhaitent s’installer en Ontario.

Dès le 1er janvier 2026, une nouvelle directive permettra à de nombreux travailleurs dans des professions réglementées d’obtenir une autorisation de travail plus rapidement en Ontario grâce au cadre « As of Right ». Les professionnels ayant des certifications d’autres provinces pourront exercer en Ontario dans les 10 jours suivant la validation de leurs qualifications.

Avant cette réforme, le processus d’autorisation pouvait prendre plusieurs mois. Cette nouvelle règle concerne plus de 50 organismes de réglementation et 300 certifications, englobant des métiers tels que ceux d’architectes, d’ingénieurs et d’électriciens, ainsi que certaines professions de la santé.

Interdiction d’exiger de l’expérience professionnelle canadienne dans les annonces d’emploi en Ontario

Public concerné : Les chercheurs d’emploi en Ontario n’ayant pas d’expérience professionnelle antérieure au Canada.

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À partir du 1er janvier 2026, les nouvelles exigences pour les annonces d’emploi publiques stipulent qu’il est interdit aux employeurs de demander une « expérience de travail canadienne » dans leurs offres d’emploi. Cette pratique, qui pouvait pénaliser les nouveaux arrivants n’ayant pas encore d’expérience au Canada, a été critiquée, car elle freine souvent les candidatures de personnes qualifiées.

En outre, d’autres mesures, telles que l’obligation de divulguer l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le processus de recrutement, ont également été mises en place.

Renforcement des critères du programme de renouvellement rural en Alberta

Public concerné : Les personnes qui souhaitent s’installer dans les zones rurales de l’Alberta avec une offre d’emploi.

Depuis le 1er janvier 2026, l’Alberta a renforcé les critères de son programme de renouvellement rural. Les candidats doivent désormais posséder un permis de travail valide au moment de la demande. De plus, les personnes exerçant des métiers de basse qualification devront résider en Alberta pour être admissibles.

  • La capacité d’approbation par les collectivités est désormais plafonnée.
  • La durée de validité des lettres d’endossement est limitée à 12 mois.

Ce programme constitue une voie d’immigration où une communauté rurale désignée soutient une personne ayant une offre d’emploi locale, permettant ainsi à l’Alberta de la nommer pour la résidence permanente.

FAQ

Quelles sont les nouvelles règles pour les étudiants étrangers au Canada ?

A partir du 1er janvier 2026, les étudiants étrangers souhaitant suivre un cursus de master ou de doctorat n’auront plus besoin d’une attestation provinciale ou territoriale pour obtenir leur permis d’études. Cette mesure vise à simplifier leur intégration et à augmenter le nombre d’étudiants étrangers au Canada.

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Comment les nouvelles règles affectent-elles les entrepreneurs étrangers ?

Le programme de visa de start-up a cessé d’accepter de nouvelles demandes depuis le 31 décembre 2025. Seules les personnes ayant un engagement d’une organisation désignée peuvent encore faire une demande jusqu’au 30 juin 2026. Le gouvernement prévoit de présenter un nouveau programme conçu pour les entrepreneurs étrangers en 2026.

Quelle est la nouvelle législation concernant les recherches d’emploi en Ontario ?

À partir du 1er janvier 2026, les employeurs en Ontario ne peuvent plus exiger d’expérience professionnelle canadienne dans leurs annonces d’emploi. Cela a pour but d’aider les nouveaux arrivants à avoir accès à davantage d’opportunités, et d’éviter la discrimination basée sur l’absence d’expérience locale.