Un projet de loi donne des pouvoirs répartis sur l’immigration à la gouverneure générale
Un projet de loi en cours d’approbation pourrait accorder des pouvoirs étendus à la gouverneure générale concernant la gestion des demandes d’immigration, des documents associés et le statut des résidents temporaires. Si le projet de loi C-12, baptisé « Loi sur le renforcement du système d’immigration et des frontières du Canada », est adopté tel quel, il permettra à la gouverneure générale, sur avis du Cabinet, de suspendre l’acceptation des demandes d’immigration et d’interrompre le traitement des demandes en cours.
Les demandes touchées incluent les visas de résident permanent, les permis de travail, les permis d’études, ainsi que les visas de résident temporaire et les autorisations de voyage électroniques. Les cartes de résident permanent sont également concernées.
De nouveaux pouvoirs pour le gouvernement
En plus de ces mesures, le projet de loi accorde au gouvernement la capacité de modifier les conditions associées aux documents de résidents temporaires, englobant travailleurs, étudiants et visiteurs. Ces modifications peuvent être variées et s’appliquent dans le but d’assurer la conformité avec d’autres législations en dehors de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.
Il est à noter que les nouveaux pouvoirs n’incluent pas la possibilité d’accorder ou d’étendre le statut de résident permanent, ni les permis de travail ou d’études.
Conséquences pour les nouveaux arrivants
Bien que l’attribution de tels pouvoirs à la gouverneure générale suscite des inquiétudes parmi les nouveaux arrivants, des amendements ont été introduits pour protéger leurs intérêts. Ces mesures peuvent être employées uniquement lorsque la gouverneure générale juge qu’il est dans l’« intérêt public » d’agir ainsi.
Les nouvelles dispositions précisent que la notion d’intérêt public peut inclure des situations relatives aux erreurs administratives, à la fraude, à la santé publique, à la sécurité publique ou aux questions de sécurité nationale. Pour favoriser la transparence, il est prévu qu’un rapport soit présenté au Parlement lorsque ces pouvoirs seront exercés, détaillant notamment les raisons et les effets sur les demandes en question.
Les mesures incluent également des réformes du système canadien de réfugiés et d’asile, permettant aux autorités de déclarer certaines demandes abandonnées ou retirées sous des conditions spécifiques.
Quel avenir pour le projet de loi C-12?
Le projet de loi a déjà passé son troisième passage à la Chambre des communes et a été présenté pour une première lecture au Sénat. Pour devenir loi, il doit réussir son dernier passage au Sénat et obtenir l’assentiment royal. Le Sénat prévoirait de reprendre l’examen de ce projet en février 2026. L’histoire législative canadienne indique qu’il est rare qu’un projet de loi adopté par la Chambre des communes soit rejeté au Sénat.
FAQ
Quelles sont les principales implications de Bill C-12 pour les demandeurs d’immigration?
Bill C-12 permettrait à la gouverneure générale de suspendre l’acceptation des demandes d’immigration pendant des situations jugées dans l’intérêt public, telles que des problèmes de santé publique ou des fraudes. Ce projet pourrait affecter tous les types de demandes, y compris celles des travailleurs, des étudiants et des visiteurs.
Comment le gouvernement assure-t-il la transparence dans l’exercice de ces nouveaux pouvoirs?
Lorsque ces nouveaux pouvoirs sont exercés, il est requis que le ministre de l’Immigration dépose un rapport au Parlement. Ce rapport doit justifier l’ordre donné et fournir des détails sur le nombre d’applications affectées et les personnes concernées, promouvant ainsi une meilleure transparence dans le processus.
Le projet de loi C-12 va-t-il réellement être adopté?
Le projet de loi a déjà franchi des étapes cruciales à la Chambre des communes et a débuté son parcours au Sénat. Étant donné qu’il est rare que des projets de loi adoptés par la Chambre soient rejetés au Sénat, il y a de fortes probabilités que Bill C-12 soit finalement adopté et devienne loi.
